Comment enchaîner et suivre le fil de mes idées après le message d’alerte de notre Secrétaire ?
La “crisette” latente flirte avec le maintien en vie des différents clubs, ou tout au moins la préservation d’une belle réputation. Oh, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, aucune tragédie en vue, tout simplement des solutions à cogiter, si possible par notre communauté “cyclotte”.
Pourtant, la saison poursuit son rythme de croisière : les Picardes, Transfrontalières, les organisations spontanées satisfont un maximum de fidèles de notre discipline. La crainte réside en un individualisme irritant pour la bonne continuité de l’aventure cyclotouriste. L’abandon d’un idéal commun.
Le programme s’étoffe au fur et à mesure que les jours s’allongent. Déjà les grands rendez-vous pointent le nez. Chacun réagit à sa manière : les plus timorés retardent leur pérégrination idéale, les plus audacieux n’hésitent pas à multiplier les odyssées.
Notre pratique a l’heur d’allier le sport à la détente, en toute liberté et sans contrainte. Son accessibilité est quasiment indéfectible; son engouement va sans cesse croissant.
Une certaine rigueur reste de mise. Si la “discipline est mère de succès”, la garantie de celui-ci ne peut être l’apanage d’un et un seul individu. Notre Secrétaire a la sagesse de remettre cent fois sur le métier son ouvrage, alors que beaucoup auraient précipité les événements vers une satisfaction béate de leurs petits intérêts, sans aucune prérogative supplémentaire, réduisant leur vision des choses à un appétit plutôt limité dans l’action.
Oui, de l’action véhiculée par un dynamisme trépidant devant la prouesse à réaliser... voilà un réel produit dopant, tout à fait naturel, sain, efficace à souhait et dont nous avons tous besoin. Très aisé à dénicher, infaillible, indissoluble, indestructible, immanquable et uniquement décelable à la qualité de la tâche accomplie.
Plutôt que d’effectuer de grandes choses ou en grande quantité, la perfection consiste à les réaliser d’une manière non commune. Le mérite, c’est de les faire de façon désintéressée.
Notre balade du Télévie coïncidait avec la randonnée de nos amis de Brunehaut. Par chance, les deux organisations se déroulaient dans le même village : Péronnes. Ce qui a permis à bon nombre d’entre nous de prendre part à la traditionnelle Picarde tout en se joignant par la suite à une œuvre philanthropique.
Tout commence le samedi soir par un banquet et une soirée dansante. Remarquez la visite inattendue d’un ange gardien à notre table. Merci, Joséphine... votre présence nous a été très agréable et salvatrice. Désormais Joël ne cesse de claquer des doigts lorsqu’il se sent mal à l’aise.
La rubrique “les photos de la semaine” développe plus qu’un long discours l’atmosphère qui régnait au cours de cette “fête à la vie”.
Un gros cœur rouge, une appellation qui nous ressemble... le CTA était omniprésent ce jour-là, jusque dans un sprint magistral face au Grand Large. Un autre rouge a pris le large ce jour-là : bravo à Fabian Cancellara, épatant dans le Paris-Roubaix.
Samedi, un groupe d’intrépides a parcouru les 200 km de notre brevet Audax
du 3 juillet prochain.
Une seule boucle pour la distance, transition faite par la forêt de Mormal. Le parcours s’avère être une merveille selon les propos de ces pionniers. Encore une innovation à ne pas manquer le premier samedi de juillet.
La Picarde d’Orchies a encore fait le plein de participants. Il faut voir avec quel entrain ce club accueille ses hôtes. Etant réquisitionné pour une compétition d’un tout autre style, j’ai aperçu du côté de Bernissart les vététistes du marathon de Huissignies.
L’envie me démangeait de les accompagner vers le terril de Condé, mais une aventure équestre me retenait entre la forêt et une écurie... N’empêche, cette association entre le vélo tout terrain et la technique de randonnée équestre a titillé mon esprit pour une épreuve plus ou moins analogue - seule la monture diffère !
Dans ces dernières nouvelles, je ne peux passer outre une information qui m’a profondément ému et attristé : le décès de Bernard Vivier, cet ami qui m’a amené à rejoindre le club il y a plus de 25 ans déjà.
Bernard était un des piliers du CTA, à ses débuts et dans les années 80. Successivement commissaire et économe, il était un comitard engagé, un excellent conseil pour les jeunes, jovial, sympathique, enthousiaste... D’autres complèteront cette liste de qualificatifs en se souvenant de ce personnage sincère et méritant.
Tu es parti dans la plus grande discrétion mais à jamais tu resteras notre “Nanar”. Récupère ton équipement rouge et blanc, ton éternel Raleigh et de là-haut, accompagne-nous ! Adieu, Bernard.
Donat.