Notre club s’est érigé sur des bases que nos anciens ont voulu officialiser. Les statuts génèrent une ligne de conduite que les responsables s’appliquent à faire respecter, pour la bonne continuité de nos organisations. Bien sûr, les sportifs que nous sommes ne voyons qu’un objectif : mener à bien nos exploits, améliorer notre condition et surtout prendre du PLAISIR à se réunir. Si cette conception n’existait pas, comment persévérer dans notre discipline ? Le “bien être” d’un groupe se concrétise par un “savoir faire” et surtout se consolide par le “savoir être”. Une multitude de règles définissent le bon fonctionnement interne et contribuent à parfaire l’esprit d’équipe qui doit impérativement régner parmi les membres.
L’organe représentatif du club, le Comité se réunit ainsi de manière régulière afin d’assurer la pérennité de cet ensemble. Toutes les décisions y sont prises souverainement, dans un dialogue constructif.
Si les petits ruisseaux font les grands fleuves, il est de bon aloi que les débats soient objectifs et pertinents pour qu’il en découle des fondements fiables, acceptés de tous.
Ces statuts, chaque membre va les recevoir très prochainement. Il ne peut qu’en être profitable à la remise en question de nos activités. Chacun pourra percevoir la notion d’efficacité dans la continuité d’un club.
Dans l’ensemble de nos membres, près de soixante pour cent ne sont pas originaires de notre ville. Malgré tout, un sentiment d’appartenance est correctement véhiculé, de telle sorte que chacun s’identifie parfaitement à son club, à ses couleurs, à son drapeau. Toute idée contraire est à proscrire. Que celui qui ne veut pas l’admettre s’écarte définitivement de cette collectivité !
Le programme de la saison s’inscrit dans une logique qui prédispose à la bonne pratique de notre sport. Les Transfrontalières, les Picardes, les Montagnardes, les différentes organisations tout terrain, les épreuves de prestige... Tant de challenges qui méritent un intérêt tout particulier et que le jeu soit joué correctement. En s’inscrivant au nom d’un club, c’est celui-ci qui est mis en valeur. Que dire d’une présence groupée, dans une atmosphère conviviale, aux couleurs identiques et dans la bonne humeur ? Ce phénomène est communicatif, susceptible de prolifération. Et puis, c’est beau !
Pour le deuxième jour, nos progressions ont été comblées par une météo convenable - contrairement à la semaine précédente où il valait mieux éviter toute sortie sur nos routes enneigées.
A l’issue de la balade et accompagné de Raymond, Joël, Dominique, Riadh, j’ai retrouvé un ami formidable : Michel Vermote. Nous nous sommes surpris à l’écouter presque religieusement jusque tard dans l’après-midi, alors qu’il nous contait ses anecdotes de l’époque où il était coureur professionnel, soit quinze années durant ! Son premier Paris-Nice, une étape du Tour de 270 km, parcourue à une moyenne vertigineuse de 47 km/heure, des sprints aux coudes à coudes avec les plus grands noms, un chrono de 1 h 02’ sur un contre-la-montre du Tour de 48 km, une étape manquée de justesse à Bordeaux suite à un écart malencontreux d’un autre coureur, sa superbe victoire au Tour de l’Ile de Wight, etc.
Les yeux illuminés par l’admiration, nous en oubliions l’heure du retour au bercail et la nuit qui tombait. Michel, même si notre sport diffère du cyclisme compétitif dans la mesure où nous le pratiquons en dilettante, tu es parvenu à nous faire rêver de cette période pas si éloignée où quelques vrais coureurs roulaient “à l’eau claire” et au panache.
Dimanche, les Para-Commandos Athois avaient troqué leurs bérets bordeaux à floches et leurs parachutes pour un équipement de vététiste. Au “garde à vous”, Michel Rasson accueillait ses hôtes devant son repère alors que ses acolytes s’activaient à rendre leur organisation attrayante.
Petit rassemblement sur la place de Meslin-l’Evêque, pas de salut au drapeau mais une pose devant l’objectif du Colonel Tignon et voilà les rouges d’Antoing sur le pied de guerre. Oh, il ne s’agissait pas d’une bataille meurtrière (quoique...). Jean-Paul avait durci ses muscles, remué son sang et observait déjà ses victimes avec l’oeil d’un tigre féroce, talonné par son lieutenant Pascal Mertens plus déterminé que jamais. Nos nouveaux membres - plus si novices que ça, tant ils comptent un nombre surprenant de participations - auront également goûté à l’épreuve digne d’un parcours du combattant où il valait mieux par endroit savoir surnager... De cette lutte contre les éléments naturels et ses propres limites, chacun en est revenu indemne, fier d’avoir réalisé une prouesse, d’avoir relevé le défi. Cela fait partie du jeu, c’est donc ainsi que nous retrouvons de vraies valeurs, celles d’une vie saine remplie d’imprévus et d’obstacles pas si insurmontables que ça... avec pour résultante une satisfaction personnelle épanouissante. Croyez-moi, c’est bon pour le moral.
Donat