
Paris-Brest-Paris 2011

Tonnerre de Brest !
Le p’tit toutou aura tout, tout vécu sur le vélo, avec “mémète” Eric Desmette.
Ceux-là ne seront jamais en reste cette année et ce 24 août, waouu waouu waouu, c’est la fête !
Zaric (entendez Eric et Zara) ont bouclé leur Paris-Brest-Paris. Quel exploit !
Pour ceux qui l’ignorent, cet aller et retour entre la capitale française et l’extrême ouest de la Bretagne constitue les Olympiades du randonneur. L’indescriptible course contre soi-même, l’élastique de ses propres limites.
1.230 kilomètres en 64 h 27’ INCROYABLE MAIS VRAI.
Des brevets qualificatifs très sévères sont nécessaires pour y accéder. Une préparation draconienne, une expérience notoire et un moral infaillible sont les éléments primordiaux pour mener un tel défi au triomphe.
Plus de quatre mille participants tous les quatre ans, venus des quatre coins du monde auront rejoint Saint-Quentin en Yvelines pour cet événement tant convoité, le nec plus ultra du randonneur, le rêve du cyclotouriste complet.
L’histoire du C.T.A. se complète avec cette prouesse inédite. D’autres ont bien sûr réussi l’épreuve sous nos couleurs antérieurement : Jacques Agimont, Michel Garson, Thierry Rossignol, Jean-Luc Dujardin, Jean-Paul Frédéric, Marc Millet, Christophe Besard. Ces noms-là s’inscrivent au palmarès de cette rando d’exception.
D’ordinaire, les intrépides pédaleurs usent de machines ultralégères, pourvues de matériel adéquat à la performance éprouvée.
Les responsables de l’homologation et de la vérification de l’équipement se grattent encore la tête devant la présentation d’un deux-roues pour six pattes ou l’obstination d’Eric d'amener sa chienne Zara avec lui, à l’heure ou beaucoup auraient tendance à négliger la présence de leur compagnon à quatre pattes. Pas question en effet d’une séparation, aussi minime soit-elle. L’homme, l’animal, la machine font bloc, même si la mécanique se voit alourdie d’une douzaine de kilos supplémentaires qu’il faut emmener d’un bout à l’autre de l’épreuve.
La route ouverte vers l’océan, balayée par tous les vents ne les ont pourtant pas épargnés. Beaucoup auront maudit le ciel couvert et les souffles d’air allant du zéphyr à la bourrasque. Les grimpettes de la Bretagne Armoricaine, où les éléments se déchaînent jusqu’à user les chaînes et où malgré tout des cyclos pédalent parfois en goguette. Tournent les roues, les faciès font la moue. Ils restent en éveil, manquent de sommeil et pédalent inlassablement vers leur but, le terme d’un périple qu’ils ont maintes fois visionné à travers des récits, à travers leur rêve. La fiction devient action. Inspiration, expiration, concentration et circonspection... la route est longue, le temps est court. En avant pour l’effort encore et toujours, à l’aller et au retour.
Le “tonnerre de Brest” est le son du canon qui annonçait jadis l’arrivée des bateaux dans la rade du port.
Il a résonné jusqu’à Antoing où des supporters ont pu suivre le dossard 8589 entre chaque point de contrôle. Vas-y, Zaric... un cri d’encouragement, sans être poussé haut et fort et à distance, aura atteint les oreilles dressées de Zara qui n’aura certes pas manqué de transmèt’ à mémèt’.